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leçon

Les Roues tournent pour chacun d’entre nous. Avec des régénérescences conduites ou fortuites. Vivez pleinement « votre eau » !… en ce qu’elle est toujours disponible au fond de vous, et vous berce de sa liquescence pure et native — dans la profondeur reçue et donnée. Vivez librement « votre ciel » !… en ce qu’il se trouve immuablement lié à l’air qui environne vos gestes et qui s’introduit dans vos poumons ; cet appel, auquel vous répondez, vous projette dans l’espace muable, à la lisière du Créé et de l’Incréé. Hallucinez vos visions, tel « un feu » translucide qui, une fois adouci, ne laisse de trace que l’image générée, d’engramme que l’émotion troublée, et de désir que la communion au Sacré. Animez « votre terre » !… faites-la glisser entre vos doigts, malaxez-en la richesse et la fécondité : elle fera croître vos réalisations… dans le palais du Réel. Magnétisez votre regard, sans le perdre dans les rouages d’une expérience devenue trop compliquée. Epurez. Rencontrez. Aimez.

la roue de la vie

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Roue de la vie William, qui dort toujours, rêve d’un monde où tout se trouverait « relié », où tout « se tiendrait » depuis le fondement… dans la cohérence des accords secrets de la Synchronie, et sans logique trop rapide ! Il entend cette musique du « dedans » de ses cellules, qui crépite dans l’onde. Il sent en lui l’appel à vivre la chose plus loin… Il voudrait simplement se sentir « amoureux » !… de manière libre et désintéressée. A douze ans, c’est le commencement… Peut-être un tantinet précoce pour un garçon ?… mais déjà en mouvement lunaire dans sa sphère physiologique et psychique. Il peut y songer — sans cible aucune. Ou bien si !… sa petite voisine, qui joue du piano et dont il guette, à chaque fin de journée, les accords musicaux sur les touches noires et blanches, au retour du collège. Il tend l’oreille… qu’il presse contre le mur, lisse et froid, de la cloison qui le sépare d’elle. Elle s’applique avec fougue ; son tempérament est pur. William s’exalte de ce qu’elle peut p...