12 • la porte de la reliance

12

porte de la reliance

Spiritualité

« Que suis-je », seul sous les étoiles ?… quand c’est juste immense. 
« A Qui » j’appartiens vraiment ?
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La passerelle “porteuse du chaosmos”

Le Temps porte, nous porte et nous déporte… pour que “quelque chose advienne”. Malléables en lui, le Temps, nous nous adaptons sans cesse à là où nous existons, et “nous existons” précisément parce que nous nous adaptons. Nous nous adaptons et existons de deux manières : l’une tangible, matérielle, formelle : manifeste ; l’autre invisible, spirituelle (de l’âme), incorporelle : latente. Et les deux dimensions cherchent à s’entendre, à se synchroniser, à fusionner — dans le respect des deux identités.

Dans le temps de mon incarnation, j’intègre mes problématiques (karmiques) — qui se déploient au fil de la succession des contextes de ma vie. Ces problématiques (que je vois ou non) me sont proposées par les situations, et leur récurrence ne se justifie que si je ne les vois pas, ne les écoute pas, ne les considère pas, ne les comprends pas. Ces problématiques descendent de plus haut (ou remontent de plus profond, fondamental) : elles concernent ce qui en naissant en moi doit s’ajuster d’un point de vue “divin”. Afin que tout soit “en place”.

Je suis souple ; j’ai le temps. Je le prends pour percevoir et appréhender ‘ce qui est’ — qui veut ou qui ne veut pas. Et je cherche pourquoi, pourquoi ces résistances autour de moi — qui ne répondent qu’à celles précisément en moi, durcies par tout ce que ‘je ne vois pas’. Si cela descend en moi, je verrai : ma présence à ‘cela’ s’élargira, et finalement ‘je serai’.

‘Cela’ : la dimension chaosmique particulière correspondant à mon lien divin originel — mon Soi. Car c’est mon Soi, depuis sa complétude de moi, qui exige mon alignement, mon ouverture et mon acceptation. Un quitus d’amour — car dans le Soi, le liant des éléments n’est qu’amour. Lequel, en pénétrant, procure et le plaisir, et la joie.

Ma relation à toi n’est que la maquette de ma relation au Soi divin. Je jouis de toi dans l’altérité, de la même manière que “je” m’exalte en Lui. Les extases divines sont des manifestations charnelles de cette imprégnation chaosmique — qui nous divinise (aussi). La Théïosis en nous est notre grande réalisation finale, épanouie au sein de notre Altérité initiale — celle du Divin.

Ce-Qui-Est (l’information — divine) et ce-qui-n’est-pas (la matière — ignorante) se sont co-créés jusqu’à “nous”. Nous, la progéniture inaccomplie de ce chemin d’Amour entre les deux. Nous, qui réalisons dans notre forme corporelle, émotionnelle et psychique, ce que l’Amour dit et permet entre les deux.

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Porte du Devenir-Conscient (Air)

Devenir conscient : acquérir une pleine et claire connaissance de ce qu'on fait ou éprouve, de l'existence ou de la réalité de quelque chose.

C’est une phase où il n’y a plus rien à “faire”. Un accueil réceptif, un lâcher-prise attentif qui fait passer d'un mouvement, encore volontaire, de retournement de l'attention, à un mouvement de simple écoute. On n’est plus que le silence, on traverse un temps provisoire de “vide” — sans prise, ni saisie sur quoi que ce soit de disponible, parce que préalablement conscientisé et pré-formulé par notre langage. On est dans l’immédiat de l’ouverture encore non-remplie. Et on est présent à cela. Ce peut être long… On peut même éprouver de la peur (crispation) ou de l’ennui (mollesse). Notre trouble patient ouvre alors la voie à la révélation en nous d’aspects encore inconnus et inouïs du réel : la voie aux nouvelles réalités chaosmiques “vécues”.

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Et vous pensez que la synchronie, c’est “tout” dans la vie. C’est la force intégrative du Ciel dans la Terre.

Que quand, comme cela, vous êtes axé(e), vous pouvez donner, formuler, créer,... mais aussi “recevoir”. Que votre capacité à “capter” est ce qui vous donne votre connexion particulière avec la Transcendance. Alors, vous passez le cap de votre réalité immédiate, et vous vous efforcez de capter “ce qui vient à vous”.

Vous ne dé-réalisez pas, mais un temps, vous contemplez ce qui vous surplombe complètement. Autant le jaune Ratna vous est “immanent” ; autant le violet (qui n’a pas de nom) vous est “transcendant”. La Transcendance comme “altérité 1ère” qui en vous fait Vérité 1ère aux innombrables vérités-vôtres — sans cesse sous-décomposées. Il est bon que le Ce-Qui-Est se laisse attendrir par l’imparfait et l’immaturité de votre nature en recherche de “ce qui est”. Et vous savez que votre communion avec Ce-Qui-Est s’inscrira temporellement dans l’espace — à chaque expression synchronistique de votre vie.

Votre Reliance ici ressent et oeuvre pour le “collectif humain” — la noosphère en devenir. De votre sphère spirituelle individuelle, vous passez à un Soi devenu “collectif” — celui d’un peuple, celui d’une communauté d’âmes... de petits soldats en chemin : c’est le supra-conscient collectif. Vous vous ouvrez à cette dimension plus vaste, plus impliquante et responsabilisante, et vous vous épanouissez en identifiant votre place au milieu — bien actuelle. Vous vous voyez agir sur un plan spirituel, et temporel, au sein de l’ensemble. [ … ]

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Le temps porte… la vérité

Où est-ce que je réside vraiment, si ce n’est en un point du Temps ? Un point qui se bouge, se creuse, se définit et d’où finit par émerger une sculpture vivante : celle que j’appelle “moi”.

Qu’est-ce que le Temps dans mon vécu, si ce n’est une granularité particulière qui scande mon continuum de perceptions. Qu’est-ce que “je deviens” avec le temps ?

En moi, il y a l’évolution (actuelle) liée à mon adaptation épi-génétique à mon environnement — culturel, physique, affectif,… Et il y a… Il y a ce que je cherche à dire là : comme une descente existentielle en des dimensions de moi chaosmiquement reliées à la Source (virtuelle).

C’est le Temps qui me porte phénoménologiquement ; c’est le Temps qui assure la possibilité de ma transformation — physique jusqu’à la mort (réelle), et spirituelle jusqu’à la vie (possible).

Ce qui naît de moi, c’est le processus de la Vie enactée. Ce qui s’intègre en moi, c’est celui du dévoilement ontologique de la Vérité. Je me découvre temporellement vivante… en laissant passer ce qui m’appelle gravement depuis mon êtreté. Je révèle tout de mon être infini… en me plongeant précisément dans le bain courant de la vie.

Le Temps vit son chaos et le manifeste dans l’Actuel de manière non-linéaire, comme un fond sans fond depuis lequel se synchronise l’émergence de la forme. La forme synchronisée — lancée en quête de territoires chaosmiques inouïs dans le Virtuel !

Le Temps, via le chaos et la synchronie, porte l’intégration chaosmique progressive de la Vérité dans la chair. C’est une pénétration lente — qui pousse sans cesse à régresser pour se re-former, à se fragmenter pour trouver la justesse et le cadre, à se déliter pour mieux lâcher prise en l’accueil véritable et profond. C’est une pénétration qui oeuvre avec le temps — porteur de mouvement, d’effondrement autant que de création. Cette pénétration relève d’un tâtonnement fébrile et d’une intuition agile : mon Temps est lancinant ; mon Temps est fulgurant. Toutes les qualités sont dedans. C’est le travail… Un travail de mère humaine ; de mère en l’humanité et ses civilisations.

Ce que je génère de matériel dans l’Actuel fume, se meurt et renaît, au-fur-et-à-mesure qu’en moi et dans le monde se dégage l’essentiel : l’essence du Virtuel, le vrai — celui des valeurs et des références — complexes et incorporelles. En “mon actuel” — physique, émotionnel et psychique : des territoires existentiels pleinement incarnés au fil du travail de descente chaosmique — vivante en moi.

Pour durablement s’imprégner, le Virtuel s’infiltre dans la matrice physique sous forme d’évènements dans la substance “actuelle” des formes-mêmes de la vie. L’organicité change de physionomie, en crée de nouvelles — mieux adaptées : c’est la phylogenèse enactée — non-préprogrammée — au fil de laquelle les créatures créées gagnent en êtreté.

Ainsi file l’évolution terrestre… Et céleste. …

8 avril ‘18 - 22H37

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