ce qui ne se lit pas facilement

La promenade psycho-philosophique que vous vous apprêtez à vivre en compagnie de William, douze ans, dans un environnement numérique imaginaire géant, n’a en fait rien de facile. Pour l’aborder, il vous faut glisser dans vos propres rêves, et les inspecter du point de vue… du peintre, du dramaturge ou de l’Ange. « Le poète en vous » accompagnera les mots… qu’attentivement ou confusément vous parcourrez et qui, en vous, viendront percuter le sens du réel habituel. Quelque chose ne fera peut-être pas tout de suite « sens »… Laissez alors vivre en vous le tableau mouvant, la prégnance fluide, la perception mobile, l’intelligence de l’instant,… et ne conservez du texte que le déplacement — celui des images sous vos yeux, celui de la musicalité dans vos oreilles ; ou bien encore, n’en saisissez que l’aura !… La fréquence sensitive venant jusqu’à vous par le biais de la matière écrite en érection.

Ne pensez pas. Pas trop… Ne vous représentez pas. Pas trop.

Enveloppez-vous d’une membrane, comme si celle-ci traduisait la luminescence à l’écran de votre cinéma intérieur. Bouclez-vous dans votre personne, en hyper-réceptivité à l’autre. Passez dans l’autre dimension… et abandonnez-vous au voyage. Ni tout à fait un forage, ni une lévitation totale : un plein « entre-soi », de l’ordre de la vacuité — en ce que celle-ci incarne la relation et, par conséquent, dissout la souffrance.

Belle énergétisation !…

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