4 • le coeur
4
• coeur •
(synchronisation « corps-esprit-environnement »)
l’entre-soi
LE COEUR
la Voix moyenne
A quoi dois-je m’entraîner pour me sentir « complet » ?
Où l’émergence en moi est-elle équilibrée ?
Le duo progresse encore dans l’installation, et se retrouve d’un coup à fouler le sol d’une vaste prairie fleurie. L’atmosphère y est accueillante, printanière, gaie et colorée. Une petite brise frise les joues ; les oiseaux chantent à tue-tête ; la végétation déploie son invraisemblable richesse et les parfums exhalent leur incroyable subtilité. Un sens de « quiétude des jours simples et heureux » s’exprime, ici, limpide dans la gratuité.
L e Coeur :
— Bonjour l’Enfant !… C’était bien le monde émotionnel de l’incarnation personnelle ? Il t’a plu ??
L ’Enfant :
— … J’en garde une torpeur. Quelque chose s’est passé. J’étais dans moi, mais aussi dans d’autres dimensions ! La sécurité, c’est quand « on n’y est pas »… au sens où on l’entend classiquement. Je suis aussi « plus grand » que je ne pensais !…
— Ohh oui… beaucoup plus grand… Tu n’as pas idée ! Tiens… regarde le rayon vert à l’horizon ; il te guidera vers la limite de l’univers — qui n’existe pas !… et qui, peut-être, revient même vers toi. Je les contiens. C’est dire si l’absence de bord ou de fin, ça me connaît… Je suis partout. Dans le dedans et dans le dehors. Je suis le principe qui unit les deux. Chaque membrane me connaît au travers de l’autre membrane qu’elle côtoie, voire à laquelle elle reste collée ! Leurs échanges sont une pulsion et une dilatation de ce que j’insuffle de désir de Vie. « Les peuples de la Matière » me connaissent tous !… de la cellule moléculaire à l’Entité Cosmique.
— Tu sembles bien « plein ».
— Je travaille tout le temps ! Et je répare !!… plus encore. Tout se déchire en permanence ; tout se réajuste en continu. Des formes s’avèrent plus performantes que d’autres… en ce sens, qu’elles sont capables d’incorporer d’avantage d’informations dans le tissu charnel — dans la manière dont celui-ci est organisé. Regarde l’intérieur de ton corps comme il « tient ensemble » la diversité de ce qui le constitue ! Tes organes sont solidaires, dans ton corps transparent. Les micro-synchronies, qui s’originent dans le fond de l’univers, viennent les fondre… à l’unisson d’une musique lointaine, exclusivement céleste.
— Mes organes répondent aux étoiles ?
— Ouiii… Et tes neurones sont des galaxies liées par la Lumière. Tout cet ensemble en toi ne tient que par la propulsion de la Vie, dans l’interdépendance à tous les échelons. De celle de tes cellules à celle de ton Ange.
— Je voudrais pouvoir Lui parler plus souvent, pour être « entier ».
— Oui, je comprends. Pour cela… pour ce type de relation, verticalisée, demeure pur, innocent, mais parfaitement « réel ». Les descentes de l’Ange n’adviennent que dans des canaux ouverts aux racines vives et profondes. Je fais l’interface… Je la fais avec ton prochain, ton ami… quand tu es attiré par lui ; et je le fais aussi au sein de ta relation personnelle avec ton Ange — en quelque sorte, comme si je maillais les différentes dimensions de toi, de celles les plus connues à celles les plus inconnues. … Veux-tu découvrir ce que tu ne connais pas encore de toi ?
— Oui !… et en même temps… Cela fait peur ce que l’on ne connais pas !
— Vas-y avec la même confiance que celle qui te relie avant tout à toi-même. Au-delà de l’environnement apparent, développé dans le giron de tes parents. Plus profond… dans le seul « TOI »… mystérieux et complice ; originaire, au plus près de ta Source.
— Oui, je le sens. Je manie un sabre de bois… et je tranche dans la réalité pour faire apparaître des bribes de Vérité… qui se manifestent par leur éclat ! C’est indubitable… Quelque chose apparaît là.
— Alors vas ! Et n’oublie pas… Vas-y « via ce que je suis, moi » — via la résonance primordiale qui évoque la Totalité et qui y retourne historiquement. L’expérience est ton legs ; l’amour, le lien, la relation, ton moyen ; la justesse, l’équanimité, la médiane, tes boussoles. … Bon vent !
L’Enfant prend alors son père par la main et l’entraîne… plus loin. A la « station » devant.
__________
La passerelle “alter - ego”
La vie de chair” est-elle une altérité ? A quoi ? A ce qui se gèle dans la neutralité de l’information… ? La vie de chair permet le réchauffement dans l’élaboration du Temps. Depuis la proto-existence de la particule élémentaire, le Temps conjugue l’Espace pour le rendre vivant ! … . La vie d’une information, c’est de passer dedans — dans la trame qui la rendra subjective, jouissive ou souffrante, avant de se réfléchir elle-même. La base de la vie de chair, c’est de (se) sentir pour (se) connaître. …L’information, l’altérité presque suprême, garantit “la vérité” de ce qui est, mais qui ne s’éprouve pas encore. Pour descendre dans l’instant, le capter à son profit, l’information doit s’inspirer des conjonctures de l’espace-temps, et de l’alignement des circonstances qui fabriquent la sensation, le sentiment et le sens. Alors seulement l’information devient sensible et charnelle — parce qu’on la contient et qu’on la comprend. … Nous sommes de l’information vitalisée ! Et nous attendons qu’elle nous vitalise toujours plus !. …
Quand l’information descend dans l’espace via le Temps, on appelle cela “synchronicité”. Les planètes nécessairement coordonnées laissent passer, laissent filtrer. … Et les mondes peuvent se rencontrer — pour que l’un devienne sentient (l’information) et l’autre devienne conscient (la chair). Nous, l’homme, sommes les deux. Sans nous, le Temps existerait-il d’ailleurs ? Et l’espace serait-il mobile ?. .. .
Bébés de la Quadris’k’elle, nous en lions tous les composants — matériels, immatériels ; vivants, connaissants ; émergents, inspirants. Tous les nouveaux “nés” (les nouveaux “conçus”) sont des miraculés de la Quadris’k’elle. … Ils sont l’expression la plus parfaite de la synchronicité, quand “tout s’exprime” pour le mieux. … Les terrains en rapport sont poreux : ils “nous” laissent passer, filtrer,… dans des formulations karmiques nécessaires et rigoureuses. ..
__________
Quand il s’agit d’autrui venant “vous” perturber, vous vous ouvrez à la nouveauté. Vous détendez vos boucles personnelles et accueillez ce qui vous apporte la perception de nouvelles “formes vécues”. Le champ de votre propre expérience alors se raffine — dans le simple complément ou bien dans la passion partagée. …
[ ... ]
Le réel ne m’inspire que peu — sauf lorsqu’il intègre l’altérité. Le possible m’inspire à coup sûr — surtout lorsque pleinement ‘j’y suis’. C’est un système croisé. Le réel, c’est le “moi”. Le possible, c’est le “toi”. Les deux ne fonctionnent que dans une fertilisation mutualisée.
__________
Le réel est un “je”. Le possible, c’est toi.
Le réel ne m’inspire que peu — sauf lorsqu’il intègre l’altérité. Le possible m’inspire à coup sûr — surtout lorsque pleinement ‘j’y suis’. C’est un système croisé. Le réel, c’est le “moi”. Le possible, c’est le “toi”. Les deux ne fonctionnent que dans une fertilisation mutualisée.Qui suis-je moi — si réelle à moi-même ? Je suis mon Ancien… Ego.
Qu’es-tu toi — si possible à toi-même ? Tu es mon Nouveau… Alter, Ame, Ange ou Soi.
Le “je” — pétri de boucles de survie qui ont permis la vie. …
Le “tu” — évanescent en l’information encore désincarnée de moi / du moi. …
Que serait l’ego sans miroir à propriété (dés)altérante ? Que serait l’alter sans l’ancrage d’une particule située ? Je me rafraîchis au sens de toi — qui me manifeste une parcelle de phénomène et de vérité de moi. Tu te trouves vivant et sentient dans l’incarnation charnelle de moi.
Ma vie te permet de te savoir toi : de te connaître dans l’espace d’une enveloppe maternelle, au travers de l’expérience d’une membrane qui intègre l’alter et le co-pénètre avec toi.
Le nouveau que tu es toi pour moi, m’invite à emplir le monde et à en combler la totalité — au sein de mes perceptions (r)accordantes. Je le découvre en moi… au fil de toi.
La vie est un cocon de sentiments. Le nouveau, un espace non-tracé. Le cocon s’imprime dans l’espace en une danse — comme un trou noir ou comme un astre céleste. C’est une question de prise de perspective dans la rotation et la gravitation.
La vie s’enroule ; le nouveau se déroule. Un peu trop de serrage dans l’enfermement du cocon, et il devient trou noir. Un chouilla d’ouverture dans le cocon, une brèche, et il devient astre pour l’espace.
Tout est dans tout. L’ego est un appui de vie (le réel). L’alter, un jardin aux mille sources (le possible). Mon égo est mon réel — bien ignorant, mais ma terre de plantage pour l’alter : le point de fécondation. Ton alter pour moi est ce sur quoi tout s’imprime, s’ancre et se crée : l’espace sans fond de mon point. Ce qui s’y crée, dans le ventre explosé de nos egos, nous relie.
Pas de vie sans cocon ego-maniaque (con)centré en un point changeant ; pas de nouveau sans espace glissant, patinant dans le vide plein — plein de points. La mouvance de mon point dans ton espace est garante de l’espace à l’intérieur de lui. Et l’espace de toi que je contiens dans mon point donne vie au tien.
Nos deux points, nos deux cocons de vie, se co-dirigent dans l’espace nouveau. Vibrants l’un de l’autre, ils flottent dans un géant aux harmoniques tues — au sein duquel on n’entend que l’écho de la vie.
.. ….
7 avril ‘18 - 6h12




